Dialoguer oui,

                                Mais comment ?

                                        

        

A priori dialoguer est chez l'homme une faculté innée, mais pour devenir une véritable aptitude, il lui faudra passer par une éducation rendant compte des réalités culturelles et de la nécessité de construire des relations saines dans une humanité citoyenne. Les différences culturelles sont simples et complexes à la fois, si différentes dans leur déclinaison mais tellement semblables par les motivations et les besoins humains qui les engendrent.

 

 

Pour pouvoir dialoguer et provoquer le dialogue, en exploitant les mécanismes complexes de la vie sociale, nous devons :

 

   * Identifier nos publics

   * Mobiliser les énergies positives et lutter contre la léthargie intellectuelle

   * Etablir leur profil psychosociologique

   * Définir les motivations et les freins qui alimentent leurs agissements

   * Préparer les sujets à discuter de façon rigoureuse, établir leur légitimité, et leur utilité

   * Dresser une typologie des stéréotypes que nous voulons corriger

   * Maîtriser les techniques de communication

   * Eviter les blocages ou permettre les déblocages en cas de nécessité.

   * Traiter les questions d'actualités

   * Communiquer et informer par des campagnes de sensibilisation, en éditant des supports et en produisant des documentaires, et un site internet

   * Développer les relations avec la presse, la télévision et la radio

 

Nous disposons pour cela de nombreux outils :

 

   * Les médias

   * Les forums et conférences

   * Les rencontres interculturelles dans les universités

   * Les expositions

   * Les concours artistiques

   * Les bourses aux initiatives

 

Le philosophe Spinoza a dit un jour : « Ne pas se moquer, ne pas déplorer, ne pas détester mais comprendre ». Comprendre : voilà une merveilleuse clef pour dialoguer. Expliquer, apprendre à vouloir comprendre, transmettre les outils nécessaires pour y parvenir, il faut donc éduquer à ne plus craindre la variété, mais à être capable de la respecter et à en tirer le meilleur.

 

Le dialogue est un moyen de comprendre nos patrimoines culturels et linguistiques. Pourquoi nos cultures sont comme elles sont, où puisent elles leurs différences ? C'est en répondant à certaines questions demeurer sans réponses que nous pourront laver les consciences des stéréotypes et décomplexer les échanges vécus jusqu'à présent au travers du prisme des préjugés historiques. Dans des sociétés dont les populations ont un niveau de connaissance générale insuffisant, sensibiliser sur les dangers de l'ignorance et de la nouvelle forme d'obscurantisme qui consiste à donner l'illusion à un inculte qu'il est savant. Permettre à toutes les strates de la société de prendre le temps d'expérimenter des rencontres avec d'autres cultures, par l'organisation de manifestations de proximités. A ceux qui parlent de tolérance signifier que nous devons respect et acceptation sans contrainte d'adhésion, puisque tolérer signifie supporter une chose contraire à une règle, or il sied de rappeler que la règle première est bien la liberté de culture.

 

 

Donner la parole aux générations culturellement bi-polaires, qui sont non seulement les fruits du brassage cosmopolite mais aussi parmi les premières victimes du déficit d'échange culturel, et les ériger en ambassadeurs du dialogue des cultures. Ces derniers entendent parfaitement que la lecture et l'interprétation des faits ou des comportements varie d'un monde à l'autre. Pour avoir été partagés entre plusieurs cultures, en témoignant de leurs expériences, ils contribueront à éclaircir la voie. Jean Malaurie jugeait que : « la vrai force de demain se trouve chez les peuples premiers et aussi dans les banlieues multiculturelles des villes d'Occident ».

 

Intégrer les réseaux d'échanges existants et collaborer en synergie avec des partenaires associatifs et institutionnels, le secteur privé, et la société civile pour communiquer, et sensibiliser dans un contact direct ou indirect.